Il y a tant d'années que l'on se bat pour faire comprendre, sans succès, la déterioration progressive de l'Oeuvre du Domaine de Pech Petit.
Tant d'années que nous demandons un droit de regard sur la gestion douteuse de cette association.
Tant d'années que nous nous heurtons au blocage dictatorial de la part du conseil d'administration de l'association par un système de scrutin par liste, appuyé par le dénigrement, la médisance, allant jusqu'à la diffamation à l'encontre de personnes qui cherchaient à faire entendre la gravité de la situation, sans leur accorder la moindre possibilité de réponse
Après deux ans de travail, à deux, pour maintenir les soins aux chevaux et le domaine de Pech Petit au niveau indispensable de confort de vie pour des équidés âgés et handicapés, il a fallu subir insultes, humiliations, injures, et plus grave, la totale incompétence et les gesticulations d'un soi-disant responsable du domaine.
Quévin 26 ans emphyzémateux. Obelisque 26 ans , luxation à l'épaule. Puce 25 ans , problèmes locomoteurs, Régal 23 ans , maladie naviculaire, Princesse 35 ans et sa fille Némésis, née au domaine il y a six ans , handicapée.
Il a fallu assister impuissants au transport de deux poneys, Rasmoth 27 ans , de santé précaire, et Caroline 30 ans par un "professionnel" qui n'hésite pas à laisser son van en plein soleil pendant près d'une heure, au rond point de Villeneuve sur Lot, pour aller se restaurer au Buffalo Grill !
Adhérents de Pech-Petit, c'est en votre nom que le jeudi 02 novembre, on a fait monter dans un camion Jabali, jument en fin de vie de 31 ans , Fantôme amaigri, en compagnie de sa copine Jonchée , 31 ans également, souffrant de maladie naviculaire depuis des années ;c'est en votre nom que l'on a fait monter dans un camion, Tapioca, sa jambe atteinte de lymphangite chronique, coulant le pu.
C'est en votre nom aussi que l'on a fait monter dans un camion, Alah kareem, déferré, qui ne peut dans ces conditions poser son pied fracturé.
C'est en votre nom que l'on a fait monter dans un camion, Lara, ponette, gravement handicapée, souffrant de problèmes cardiaques et respiratoires et de fourbure chronique.
Sans parler de Lolita, comtoise, également handicapée par son postérieur atrophié et par des pieds fragiles qui, déferrés, sont sujets aux abcès à répétitions.
Sans parler de Brindille, 30 ans , percluse d'arthrose, et qui, souvent, ne peut se relever seule.
Sans parler de Royal du Menhir que son caractère ombrageux a conduit de famille en famille avant de trouver son équilibre au domaine.
C'est en votre nom que le 09 novembre 2006, on a fait monter dans un camion, assommés par des tranquillisants, 9 équidés :
Jennybelle, 31 ans, arrivée à dix huit mois au domaine, poulain martyre qui en fin de vie doit subir les incohérences de comportement des humains.
Malin , un poney nain de six ans, petit loubard effronté, que tous les visiteurs du domaine connaissaient bien, devenu depuis deux mois méconnaissable, affaibli et sans ressort
Fun of risk , 27 ans , considéré comme dangereux , qui a échappé à l'euthanasie décidée par le conseil d'administration, et qui cette fois ci n'aura personne pour le défendre.
Inconnu, selle français de 32 ans, d'une grande timidité et atteint d' emphysème et son inséparable compagnon Cadichou, un âne de provence de 28 ans, sujet à la fourbure.
Marguerite 30 ans sérieusement handicapée, maman de Balthazar 25 ans, ânes de l'île de Ré, qui n'ont jamais été séparés.
Pompon, 35 ans, trait d'Auvergne, complètement édenté, psychologiquement très fragile.
Hinitty , selle français de 33 ans, édenté , psychologiquement instable et dangereux pour les autres équidés.
Adhérents de l'œuvre, on vous fait croire que le domaine représente une charge pour l'œuvre, alors qu'au contraire, étant donnée sa situation stratégique, dans un département très touristique, et la qualité des infrastructures mises en place par les fondateurs , grâce à vous , il représente un atout sérieux pour l'ensemble des équidés.
Les diverses propositions de reprise faites par les collectivités locales, par d'autres associations mais aussi par des particuliers ont systématiquement été rejetées par le président de l'oeuvre.
Comment peut on justifier l'urgence du départ de tous ces chevaux après avoir déclaré le contraire aux médias ?
Comment peut on justifier l'urgence de leur départ après avoir rempli les hangars de paille et les bâtiments d'aliments et de céréales ?
Comment peut justifier l'abandon et le saccage du logement de fonction et de plusieurs bâtiments servant à abriter les chevaux, après seulement deux mois de présence sur le domaine ?
Comment laisser la vie fragile de tous ces équidés entre les mains de gens aussi peu responsables, laissant même à l'abandon matériels, terrains et clôtures ?
Comment peut on confier les soins de chevaux à ces mêmes personnes qui sans aucun savoir faire et peu rigoureux sur l'hygiène laissent l'accès à la nourriture aux rongeurs et autres nuisibles ?
Laisserons nous détruire , sans agir, la vocation unique de cette œuvre ?
Abandonnerons nous en plus de malheureux équidés, la mémoire des fondateurs pour qui le domaine de Pech-Petit à Cremps représentait l'exemple en matière de gériatrie équine ?
