RAPPORT MORAL 2006

RAPPORT MORAL 2006
On m'a communiqué un bien étrange Rapport Moral 2006 signé par le Président de l'œuvre du Domaine de Pech Petit.
Je dis bien -communiqué-, parce que je ne l'ai personnellement pas reçu. Adhérente depuis 1995, ma cotisation 2007 n'a pas été prise en compte, sans pour autant que j'en reçoive une justification, alors même que j'avais joint à mon chèque une enveloppe prétimbrée pour le retour.


On ne peut, du moins je l'espère, éternellement gommer les faits et les gens qui vous dérangent, mentir et dénigrer, pour cacher...quoi, au fait ? l'incompétence... ou des choses plus graves !

D'abord la date choisie pour l'assemblée générale, j'aurai pu la deviner par avance : la veille des élections présidentielles, à Marcq en Baroeul dans le Nord, ainsi on est bien certain que personne n'aura la mauvaise idée de s'y rendre.


C'est ainsi qu'en choisissant soigneusement la date, les critiques ne peuvent jamais se faire entendre, et que ne transparaît de ces assemblées que ce que les éditoriaux officiels veulent bien laisser paraître...

Il paraît que les équidés de l'œuvre n'ont pas d'histoire ? depuis quand ? si on se démène pour leur assurer une retraite vivante, c'est bien qu'ils ont chacun une histoire.
Si la retraite consiste à attendre la mort « en marchant en mangeant, et en mangeant en marchant » pour des animaux qui perdent leur mobilité et leurs dents pour certains, cela paraît bien dérisoire et inutile.Je ne saisis pas bien, par ailleurs, comment le réchauffement climatique peut « accaparer » qui que ce soit. La pratique du fumier à dû m'éloigner de la langue française.

Il est difficile de comprendre que les nouvelles des chevaux parviennent « de l'autre côté de la planète » et qu'il soit impossible d'en avoir en France et encore moins de les voir !

Notre Président doit être extrêmement fatigué, puisqu'il a tout simplement oublié « que le domaine dont l'œuvre est propriétaire » s'appelle le domaine de Pech Petit à Cremps dans le Lot tout près de Cahors, première maison de retraite créée par Madame Josette Boon.

Pech Petit étant un hameau qui ne mérite pas, ainsi que ses habitants, d'être rayé de la carte par l'étrange amnésie sélective d'un Président d'association.


Amis adhérents, ce domaine vous appartient encore et vous pourriez venir constater dans quel état il a été laissé par vos responsables, après la brutale expulsion de la famille de Jean Marie Laudat, et dans quelles conditions a vécu cet hiver le gardien bénévole, avec son chien, dans le logement dévasté.

Aucun mot dans ce « rapport moral » sur les chevaux déplacés, ce ne sont que des « équidés », masse indistincte, anonyme et sans histoire, la même que celle qui part pour l'abattoir.


Quant au dénigrement... il n'est nullement fait mention du tribunal des Prud'hommes de Cahors qui a jugé non fondé le licenciement des salariés.
Bien sûr l'œuvre fait courageusement appel de cette décision.


De même, elle a été déboutée dans un contentieux avec « le magnifique centre de Normandie » où la majorité des propriétaires ont décidé de laisser leurs chevaux en les retirant de l'œuvre.

Je lis dans ce « rapport moral » :

« L'œuvre porte le nom de cette propriété du Lot (que l'on ne nommera pas)
« ce qui a permis de créer un état de rêve propice aux idées novatrices de la fondatrice »

Le domaine n'était-il qu'un leurre !

Les soins, le travail, l'ouverture au public, les efforts de communication, n'étaient que des leurres destinés à appâter le gogo pour que, maintenant, l'association puisse vivre de legs dont personne ne peut plus contester l'utilisation puisque les donateurs sont décédés ![/g]
Il est vrai que les « équidés » doivent se satisfaire d'attendre une mort « naturelle » dans un pré à l'abri d'un buisson, tout en n'oubliant pas de remercier leur SAUVEUR.

Tout dans le domaine a été conçu, pensé et organisé pour des chevaux âgés et handicapés, il faudrait être fou ou complètement irréaliste pour envisager de l'utiliser à autre chose ; ou avoir les moyens de tout raser et de tout refaire. Il y a pourtant bien des propriétés en France plus accessibles et conçues pour des chevaux en activité.

Pourquoi pensez-vous que l'association anglaise de protection des ânes était prête à s'installer au domaine ?
Sûrement pas pour ses bâtiments beaucoup trop importants pour des animaux de petite taille, ou pour ses surfaces de toiture à entretenir, mais pour le potentiel d'activité et la renommée que pouvait apporter ce site déjà connu et visité, ce que notre équipe dirigeante a été incapable de pérenniser et encore moins de faire progresser.


A propos Monsieur le Président, pourriez-vous me rappeler combien d'employés « s'engraissent sur le dos » des ânes au sein de cette association qui a également financé une clinique dotée des équipements les plus modernes de recherches en médecine vétérinaire.
JJe puis vous dire aussi que la maison de retraite dU Roselet en Suisse, plus ancienne que celle de Madame Boon, (ouverte en février 1958) dispose de 30 salariés et de 3 centres tels que le domaine.

IIl est vrai que les Anglais et les Suisses sont connus pour leur exceptionnelle prodigalité...
Notre Président doit être extrêmement fatigué s'il ne se souvient pas que quand il est venu pour la première fois au domaine, en temps que Président, il a tenu à me rencontrer, chez moi, à 21h30, de surcroît, pour me dire de le prévenir directement en cas de problème... et surtout que le Conseil d'Administration de l'époque avait décidé de racheter le domaine mis en vente par Monsieur Boon au profit de l'Oeuvre à ce moment là, en me précisant avec insistance :
« je ne vous cacherai pas que ce n'était pas mon idée »


Tant d'années, Monsieur le Président, pour arriver à vos fins et tant de souffrances et de destructions..., dans quel but ! sûrement pas pour « une solution respectueuse des équidés »

Je repense à Fun of Risk, gros dur au cœur tendre, que vous aviez déjà condamné à mort une première fois, que le moindre bobo, ne serait-ce qu'une mouche plate, jetait dans des paniques incontrôlables, Fun, qui est mort seul dans des conditions que je peux imaginer pour l'avoir bien connu.
Quelle victoire Monsieur le Président...


Avez vous déjà vu un troupeau de chevaux lancés au galop ?
C'est une masse sombre et mouvante, couleur de terre, nimbée de poussière.
–que l'un d'eux s'arrête et vous regarde- , effronté ou inquiet, fier, ombrageux ou simplement curieux, et c'est alors un individu
unique et irremplaçable.

- Ces regards là, Monsieur le Président, vous et votre équipe si brillante, peut être un jour les verrez-vous... ou peut être jamais, parce qu'à travers eux, vous ne faites que vous contempler vous- même.

Adhérents de l'œuvre, si vous aimez les chevaux, si vous croyez en ce que représentait l'œuvre de Madame Josette Boon, ne votez plus la confiance aveugle à ces dirigeants.
Vous seuls avez le pouvoir de changer les choses.


Cette œuvre est la vôtre et elle a existé grâce à vous.


Merci à Cricri dont j'ai apprécié le soutien et l'énergie, Kaly, la coquine va très bien.

Jacqueline
# Posté le jeudi 12 avril 2007 13:18
Modifié le jeudi 12 avril 2007 13:38

Un clin d'oeil de MIMOSA !!

Un clin d'oeil de MIMOSA !!
AVANT SON DEPART DU DOMAINE
# Posté le samedi 20 janvier 2007 03:58

Que deviennent ils, nos amis les chevaux ?

Que deviennent ils,  nos amis les chevaux ?
janvier 2007

Sous la grisaille et le brouillard, le domaine de Pech Petit est vide, mort.
Ce domaine a été relevé de ses ruines dans la joie et l'espérance par Mme Josette Boon en 1970, pour accueillir le premier cheval MIMOSA.

C'est en souvenir de cet instant et en hommage à Mme Boon qui adorait les ânes que le grand âne (sans nom) venu de la Foire de Maurs, a été baptisé MIMOSA. Il est le dernier à avoir quitté le domaine...Ironie du sort ? Où sont la joie et l'espérance !

Il est vrai qu'il est plus facile et plus rapide de détruire que de, chaque jour, chercher le moyen de progresser.
Pourtant, si l'on se réfère au bulletin de l'œuvre paru en Décembre 2006, on peut lire que les chevaux gambadent joyeusement dans les prés du domaine de Pech Petit, même les morts figurez-vous ! Feu Follet, grand seigneur inoubliable il est vrai, est mort en décembre 2002, et semble-t-il dansait cet été sur le domaine.

Non Mesdames et Messieurs les Administrateurs, vous n'avez pas en charge des 'bêtes' indistinctes et sans identité, en principe vous n'êtes pas à la tête de l'œuvre pour faire profession de 'maquignon' -encore que- les maquignons exercent leur métier sans hypocrisie, sans verser de larmes de crocodile et n'ont pas la prétention de « sauver » qui que ce soit.

Chacun des chevaux poneys et ânes confiés à l'œuvre est un individu pour lesquels vous vous êtes engagés à offrir une fin de vie heureuse et protégée.
Déjà s'égrène le nom des morts auxquels vous avez offert l'ultime trahison humaine, Papou, Fun of Risk, Caroline, Jabali, Arabito et ceux que j'ignore.
Bonne année Mesdames et Messieurs les Administrateurs, est-ce qu'aucun d'entre vous n'est capable de se remettre en question ?

Le crépuscule tombe sur le domaine, le brouillard envahi toute chose, le silence est une chape de plomb...
Entendez-vous Mesdames et Messieurs les Administrateurs le bruit léger du pas des chevaux, leur souffle, les cris de dinosaure d'Usko qui résonnent dans la combe, le chant de Rex, l'appel triomphant de Jinkor, la voix de cristal de Sapin Vert et de Clarinette.
Des voix joyeuses s'interpellent, les entendez-vous.
Dans la chaleur de l'été, une colonne de fourmis rieuses et râleuses hisse jusqu'en haut du grand hangar de petits ballots de paille... Les notes de piano et de guitare enchantent les instants de pose ; muré dans son handicap, pour la première fois, un enfant sourit au vieux poney borgne Mylord...
Le Tétrarque et Loulou, réveillés à leur passé par la carrière bariolée mise en place pour la fête dans leur pré, se livrent spontanément à une course prodigieuse autour de cette piste improvisée et remontent, ivres de vitesse et de souvenirs, sous l'ovation de ceux épuisés mais heureux qui avaient participé à l'organisation de la fête, leur offrant la plus belle des récompenses...

La nuit est tombée, le froid devient pénétrant, une acre odeur de fumier froid s'élève des bâtiments vides. La ronde légère des fantômes de Pech-Petit disparaît lentement.
Ainsi s'efface le rêve d'une femme généreuse, aimant la vie, qui espérait que son domaine serait un lieu de transmission et d'éducation.
Le domaine était ouvert à tous, sans zone interdite, sans horaire particulier, tout s'est toujours passé en pleine lumière, les instants de joie comme les moments difficiles. Comment accepter que les chevaux de l'association ne soient plus visibles ?
Je voudrais remercier tous ceux qui ont contribués au bien être des chevaux, au rayonnement du domaine, et par la même de l'œuvre. Tous, ces milliers de personnes, visiteurs, stagiaires, bénévoles, salariés, petits ou grands, chacun selon ses possibilités mais animés par la passion, l'amour, la joie de vivre et le désintéressement.

Adhérents, ne laissons pas disparaître le rêve de Mme Josette Boon.
# Posté le vendredi 19 janvier 2007 13:29

SOS PECH PETIT CREMPS

C'est avec un grand sentiment d'impuissance et d'inutilité que je tente cet ultime appel...

Il y a tant d'années que l'on se bat pour faire comprendre, sans succès, la déterioration progressive de l'Oeuvre du Domaine de Pech Petit.
Tant d'années que nous demandons un droit de regard sur la gestion douteuse de cette association.
Tant d'années que nous nous heurtons au blocage dictatorial de la part du conseil d'administration de l'association par un système de scrutin par liste, appuyé par le dénigrement, la médisance, allant jusqu'à la diffamation à l'encontre de personnes qui cherchaient à faire entendre la gravité de la situation, sans leur accorder la moindre possibilité de réponse

Pour en arriver, début septembre, à l'inconcevable, à l'inacceptable !

Après deux ans de travail, à deux, pour maintenir les soins aux chevaux et le domaine de Pech Petit au niveau indispensable de confort de vie pour des équidés âgés et handicapés, il a fallu subir insultes, humiliations, injures, et plus grave, la totale incompétence et les gesticulations d'un soi-disant responsable du domaine.

Dès le 09 octobre 2006, il a fallu assister , impuissants, au départ soigneusement tenu secret des huit premiers équidés :

Quévin 26 ans emphyzémateux. Obelisque 26 ans , luxation à l'épaule. Puce 25 ans , problèmes locomoteurs, Régal 23 ans , maladie naviculaire, Princesse 35 ans et sa fille Némésis, née au domaine il y a six ans , handicapée.

Il a fallu assister impuissants au transport de deux poneys, Rasmoth 27 ans , de santé précaire, et Caroline 30 ans par un "professionnel" qui n'hésite pas à laisser son van en plein soleil pendant près d'une heure, au rond point de Villeneuve sur Lot, pour aller se restaurer au Buffalo Grill !


Et maintenant , il n'y a plus de mots pour qualifier ce qui se passe sur le domaine.

Adhérents de Pech-Petit, c'est en votre nom que le jeudi 02 novembre, on a fait monter dans un camion Jabali, jument en fin de vie de 31 ans , Fantôme amaigri, en compagnie de sa copine Jonchée , 31 ans également, souffrant de maladie naviculaire depuis des années ;c'est en votre nom que l'on a fait monter dans un camion, Tapioca, sa jambe atteinte de lymphangite chronique, coulant le pu.

C'est en votre nom aussi que l'on a fait monter dans un camion, Alah kareem, déferré, qui ne peut dans ces conditions poser son pied fracturé.
C'est en votre nom que l'on a fait monter dans un camion, Lara, ponette, gravement handicapée, souffrant de problèmes cardiaques et respiratoires et de fourbure chronique.
Sans parler de Lolita, comtoise, également handicapée par son postérieur atrophié et par des pieds fragiles qui, déferrés, sont sujets aux abcès à répétitions.
Sans parler de Brindille, 30 ans , percluse d'arthrose, et qui, souvent, ne peut se relever seule.
Sans parler de Royal du Menhir que son caractère ombrageux a conduit de famille en famille avant de trouver son équilibre au domaine.

C'est en votre nom que le 09 novembre 2006, on a fait monter dans un camion, assommés par des tranquillisants, 9 équidés :

Jennybelle, 31 ans, arrivée à dix huit mois au domaine, poulain martyre qui en fin de vie doit subir les incohérences de comportement des humains.
Malin , un poney nain de six ans, petit loubard effronté, que tous les visiteurs du domaine connaissaient bien, devenu depuis deux mois méconnaissable, affaibli et sans ressort
Fun of risk , 27 ans , considéré comme dangereux , qui a échappé à l'euthanasie décidée par le conseil d'administration, et qui cette fois ci n'aura personne pour le défendre.
Inconnu, selle français de 32 ans, d'une grande timidité et atteint d' emphysème et son inséparable compagnon Cadichou, un âne de provence de 28 ans, sujet à la fourbure.
Marguerite 30 ans sérieusement handicapée, maman de Balthazar 25 ans, ânes de l'île de Ré, qui n'ont jamais été séparés.
Pompon, 35 ans, trait d'Auvergne, complètement édenté, psychologiquement très fragile.
Hinitty , selle français de 33 ans, édenté , psychologiquement instable et dangereux pour les autres équidés.


Tous ont été enlevés, sans même que soient prévenus les propriétaires et les parrains, pour des destinations tenues secrètes par les membres du conseil d'administration de l'œuvre.


Adhérents de l'œuvre, on vous fait croire que le domaine représente une charge pour l'œuvre, alors qu'au contraire, étant donnée sa situation stratégique, dans un département très touristique, et la qualité des infrastructures mises en place par les fondateurs , grâce à vous , il représente un atout sérieux pour l'ensemble des équidés.

Les diverses propositions de reprise faites par les collectivités locales, par d'autres associations mais aussi par des particuliers ont systématiquement été rejetées par le président de l'oeuvre.

Ce n'est pas la fermeture du domaine de Pech-Petit à Cremps dans le Lot qui permettra aux 250 équidés sous la responsabilité de l'œuvre de continuer leur vie paisiblement et dans des conditions optimales

Comment peut on justifier l'urgence du départ de tous ces chevaux après avoir déclaré le contraire aux médias ?

Comment peut on justifier l'urgence de leur départ après avoir rempli les hangars de paille et les bâtiments d'aliments et de céréales ?

Comment peut justifier l'abandon et le saccage du logement de fonction et de plusieurs bâtiments servant à abriter les chevaux, après seulement deux mois de présence sur le domaine ?

Comment laisser la vie fragile de tous ces équidés entre les mains de gens aussi peu responsables, laissant même à l'abandon matériels, terrains et clôtures ?

Comment peut on confier les soins de chevaux à ces mêmes personnes qui sans aucun savoir faire et peu rigoureux sur l'hygiène laissent l'accès à la nourriture aux rongeurs et autres nuisibles ?

Laisserons nous détruire , sans agir, la vocation unique de cette œuvre ?

Abandonnerons nous en plus de malheureux équidés, la mémoire des fondateurs pour qui le domaine de Pech-Petit à Cremps représentait l'exemple en matière de gériatrie équine ?


Adhérents de l'œuvre de Pech-Petit , est ce en votre nom que ces hommes agissent ?

Jacqueline
SOS PECH PETIT CREMPS
# Posté le mercredi 22 novembre 2006 08:56